Le poisson et le poulet sont tous deux reconnus comme des aliments bénéfiques pour la santé. Bien qu'ils apportent des nutriments différents, il est conseillé de varier leur consommation.
Le poisson est souvent considéré comme un aliment de choix pour sa richesse nutritionnelle. Selon Raphaël Gruman, diététicien-nutritionniste, il est crucial de distinguer entre le poisson maigre et le poisson gras. "Le poisson maigre (comme le colin, le cabillaud ou la lotte) contient environ 2,5g de graisses pour 100g, tandis que le poisson gras (sardines, maquereaux, harengs) peut atteindre 15 à 20g de graisses pour 100g", explique-t-il. Ces graisses, riches en acides gras oméga-3, sont bénéfiques pour la santé.
En revanche, le poulet est une viande maigre offrant environ 5g de graisses pour 100g. Raphaël Gruman souligne que "le poulet et le poisson possèdent une teneur en protéines similaire, autour de 20g pour 100g". Ils apportent également du fer hautement assimilable par l'organisme (1 à 2mg pour 100g), du sélénium, essentiel pour le système immunitaire, ainsi que des vitamines du groupe B, faisant d'eux des alliés dans une alimentation saine.
Poulet et poisson : pas les mêmes atouts nutritionnels
Cependant, chaque aliment présente des avantages nutritionnels spécifiques. Le poisson est notamment riche en potassium, magnésium, iode (surtout les espèces marines) et zinc, ce dernier important pour le renouvellement cellulaire et la fonction immunitaire. Les poissons fournissent aussi une bonne quantité de vitamines du groupe B et sont une source naturelle de vitamine D et A. En revanche, le poulet est une précieuse source de phosphore, indispensable pour la santé osseuse et le métabolisme énergétique, offrant 200 mg de phosphore pour 100g de blanc de poulet.
De plus, la viande de poulet regorge de vitamines B3 (niacine), B6 et B12, qui aident à la production d’énergie et au bon fonctionnement du système nerveux. Un autre avantage du poulet est que sa texture plus fibreuse nécessite plus de mastication, favorisant ainsi une meilleure sensation de satiété, comme le souligne Raphaël Gruman.
Poulet et poisson : alterner et bien cuire
Raphaël Gruman recommande d'alterner entre la consommation de poulet et de poisson, en visant trois repas hebdomadaires à base de poulet et deux à base de poisson, en incluant à la fois des poissons gras et maigres. "Le reste des apports protéinés doit idéalement provenir de sources végétales", ajoute-t-il. Pour maximiser les bienfaits de ces aliments, le mode de cuisson est essentiel.
En évitant les fritures (comme les nuggets de poulet ou le poisson pané), on conserve les propriétés saines de ces aliments. "Pour le poisson, optez pour une cuisson douce, comme à la vapeur ou en papillote. Le poulet, quant à lui, se cuit mieux à basse température ou peut être grillé", recommande le nutritionniste.







