Plus de 30 tonnes d'olives non conformes aux normes européennes ont été interceptées par la Douane française au cours des deux derniers mois, selon un rapport publié le 25 octobre. Ces olives, en saumure et en provenance du Maroc, étaient commercialisées par un grossiste basé en Seine-Saint-Denis, près de Paris.
Un souci de santé publique
Les investigations menées par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) ont révélé que plusieurs entreprises marocaines exportaient des olives contenant des substances allergènes interdites. Les contrôles étaient concentrés sur un grossiste de Seine-Saint-Denis, qui recevait régulièrement des olives pour les vendre sur les marchés d'Île-de-France.
Des échantillons prélevés au port du Havre ont démontré la présence d'acide benzoïque, un conservateur potentiellement dangereux pour les enfants, ainsi que des sulfites allergènes. Selon Françoise Veillerette, porte-parole de l'association Générations Futures, cette situation s'apparente non seulement à une fraude, mais soulève aussi de sérieuses préoccupations en matière de sécurité alimentaire.
Des contrôles révélateurs
Lors du premier contrôle, pas moins de 28,5 tonnes de marchandises non conformes ont été saisies. Deux contrôles subséquents dans les entrepôts du grossiste ont mis à jour d'autres références interdites, entraînant la confiscation de plus de 2 tonnes supplémentaires.
Un commerçant récidiviste
Il est à noter que le grossiste avait déjà été contrôlé par la DGCCRF pour des infractions similaires, ce qui lui vaut d'être considéré comme un "multirécidiviste". Bien que le montant de l'amende soit encore indéterminé, cette affaire reflète l'engagement de la Douane à protéger les consommateurs et à veiller à la santé publique, suite à la répartition des responsabilités de contrôle sanitaire du DGCCRF vers la Douane française, opérée le 1er juin 2023.







