Souvent mal perçu, le surimi, ce petit bâtonnet orange et blanc, suscite de nombreuses interrogations. Réalisé à partir de chair de poisson et d'additifs, il est essentiel de comprendre son véritable processus de fabrication. Nous avons visité l'usine Fleury Michon à Chantonnay, dans la Vendée, pour découvrir les étapes clés de sa production.
Ingrédient star : le poisson
Pour créer du surimi, le principal ingrédient utilisé est la chair de poisson, et non des déchets comme beaucoup le pensent. Ce poisson doit représenter au moins 30% du produit final. Les espèces idéales pour cette fabrication incluent le merlan bleu, l'itoyori et le merlu, des poissons blancs riches en vitamines et oméga-3. Alors qu’ils sont pêchés dans des zones réglementées pour protéger l'écosystème, ces poissons sont ensuite congelés et expédiés vers l'usine sous forme de blocs.
De la pâte à crêpes à un bâtonnet savoureux
Une fois les blocs décongelés, ils sont concassés avant d’être mélangés dans de grandes cuves inox. L'ajout d'ingrédients tels que l’amidon de blé, de l’huile de colza, et même de blanc d’œuf en poudre, donne naissance à une préparation similaire à une pâte à crêpes. Ce mélange, validé par des chefs étoilés, est ensuite cuit à la vapeur pour préserver ses nutriments et éviter l'ajout de graisses superflues.
La touche colorée et l'empaquetage final
La fameuse couleur orange du surimi provient d'un ajout de paprika, un colorant naturel, rendant davantage attrayant le produit pour les consommateurs. Après la cuisson, les bâtonnets de surimi sont conditionnés individuellement dans un film plastique et ensuite pasteurisés à haute température, garantissant leur sécurité alimentaire. Enfin, ils sont étiquetés et mis au frais, prêts à être expédiés.
Malgré les rumeurs, le surimi est un produit élaboré avec soin et respect des normes de sécurité. Ne laissez pas sa réputation vous dissuader d’en apprécier la saveur !







