« Pour votre santé, mangez cinq fruits et légumes par jour. » Mais savez-vous lesquels privilégier ? Une étude américaine récente révèle que les légumes crucifères, tels que le brocoli, pourraient significativement réduire les risques de cancer en soutenant un gène essentiel à la suppression des tumeurs.
Les bienfaits des légumes crucifères
En plus de contribuer à la santé cardiovasculaire et à la lutte contre le diabète de type 2, les légumes crucifères sont connus pour leur rôle préventif contre certains cancers, notamment celui du foie. Le sulforaphane, un composé largement étudié, est particulièrement reconnu pour ses propriétés anticancéreuses. Des chercheurs de l'Université de Harvard ont récemment identifié une nouvelle molécule associée à un gène appelé PTEN (phosphatase et tensine homologuée) qui joue un rôle crucial dans la régulation de la croissance cellulaire.
Indole-3-carbinol : un remède naturel
La formation d'une tumeur est généralement causée par une division cellulaire désordonnée. Le gène PTEN est souvent ciblé lors du développement du cancer, ce qui conduit à sa suppression par l'enzyme WWP1. Les chercheurs ont découvert que l'indole-3-carbinol (I3C), un composé présent dans les légumes crucifères comme le brocoli, empêche cette enzyme de fonctionner en s'y liant. Ce processus pourrait offrir une double protection : non seulement l'I3C bloque l'inhibition du gène PTEN, mais il pourrait aussi restaurer ses fonctions normales, suggérant ainsi de nouvelles voies pour le traitement du cancer.
Perspectives de traitement et recherche en cours
Cependant, pour tirer profit des effets bénéfiques de l'I3C, les souris de laboratoire ont dû ingérer l'équivalent de plus de 2,5 kilogrammes de brocoli par jour. Les chercheurs travaillent donc sur des formulations en pilules pour rendre cela plus accessible. Ils explorent également le développement d'une molécule ciblant spécifiquement l'enzyme WWP1, afin de réduire les potentiels effets secondaires. Cette recherche pourrait avoir de réelles implications pour les individus présentant des déficiences génétiques liées au gène PTEN, qui sont souvent plus vulnérables au cancer ainsi qu'à d'autres problèmes de santé mentale.







