La vitamine K, souvent éclipsée par les vitamines A, B, C et D, joue un rôle crucial dans le bon fonctionnement de notre corps. En plus de sa fonction majeure dans la coagulation sanguine et le renouvellement cellulaire, elle se révèle particulièrement bénéfique pour la santé pulmonaire.
Une consommation insuffisante de vitamine K peut entraîner une propension au saignement due à une activité réduite des mécanismes de coagulation. Des carences sévères peuvent mener à des hémorragies sous-cutanées, nasales ou gastriques, et il convient de rester vigilant.
Des recherches récentes de l'université de Copenhague révèlent un lien entre les niveaux de vitamine K et la capacité respiratoire. En effet, il a été prouvé que les individus présentant de faibles taux de cette vitamine sont plus vulnérables aux maladies pulmonaires obstruées, telles que la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) et l'asthme. Ainsi, augmenter son apport pourrait s'avérer bénéfique pour la santé respiratoire.
Où trouver la vitamine K ?
Il existe deux types de vitamine K : K1 (phylloquinone) d'origine végétale et K2 (ménaquinones), qui provient principalement de sources animales ou est synthétisée par les bactéries de notre flore intestinale.
Selon l'European Food Safety Authority, les adultes, y compris les femmes enceintes, devraient viser à consommer 70 µg de vitamine K par jour. Pour les adolescents, le taux recommandés est de 65 µg, tandis que les enfants de 7 à 10 ans devraient en consommer 30 µg, et ceux de 4 à 6 ans, 20 µg.
La forme K1 se trouve principalement dans les légumes verts à feuilles, tels que le persil, les épinards, la laitue, ainsi que dans la choucroute et les crucifères. Les chercheurs de Copenhague recommandent spécifiquement ces aliments pour réduire le risque de BPCO.
D'autre part, la vitamine K2 est présente dans des aliments d'origine animale comme le foie, les viandes et certains produits fermentés, tel que le fromage, ce qui enrichit encore davantage votre régime alimentaire.







