Il est parfois complexe de discerner les informations nutritionnelles concernant le saumon, qu'il soit d'élevage ou sauvage. La diététicienne Nathalie Negro, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains, nous éclaire sur les pratiques de consommation pour maximiser les bienfaits tout en minimisant les risques liés à la contamination.
Un aliment riche en oméga-3, à certaines conditions
Le saumon est souvent loué pour sa richesse en acides gras oméga-3, essentiels pour le fonctionnement optimal de notre organisme. Toutefois, la concentration en ces acides gras dépend directement de l’alimentation de l’animal. Ainsi, le saumon d’élevage peut présenter une teneur variable en oméga-3, en fonction de son alimentation.
Quelles alternatives sources d'oméga-3 ?
Nathalie Negro mentionne que les oméga-3 sont également présents dans d’autres poissons gras comme le maquereau, la sardine et le hareng, ainsi que dans certaines filières telles que les produits Bleu Blanc Coeur, où les animaux sont nourris avec des algues enrichies.
Quelle quantité de saumon consommer par semaine ?
Selon les données fournies par l’ANSES, les saumons d’élevage contiennent en moyenne 2 grammes d’oméga-3 pour chaque portion de 100 grammes. Les besoins quotidiens s’élèvent à environ 500 mg, ce qui permet de conclure qu’une à deux portions de saumon par semaine suffisent pour répondre aux besoins. Toutefois, il est essentiel de considérer les risques potentiels liés à la présence de métaux lourds dans le saumon sauvage. La diététicienne recommande de limiter la consommation de saumon sauvage à une portion par semaine et de compléter avec d’autres poissons moins contaminants. En revanche, le saumon d'élevage est jugé plus sûr et peut être consommé sans risque deux fois par semaine.







