Évoquant les moments ensoleillés, les barbecues et les apéritifs, le vin rosé est populaire durant les mois d'été. Cependant, tous les produits ne se valent pas. Certains rosés, souvent trop sucrés, alcoolisés ou chargés en additifs, méritent d'être évités.
Les pièges des rosés demi-secs et moelleux
Contrairement à une idée reçue, tous les rosés ne sont pas secs. Les rosés demi-secs ou moelleux de qualité inférieure, souvent étiquetés comme "plaisir" ou "gourmand", cachent habituellement une forte teneur en sucres résiduels. Par exemple, le JP Chenet Medium Sweet Rosé présente un sucre résiduel atteignant jusqu'à 30 g/L. Les Cabernet d’Anjou disponibles dans les grandes surfaces peuvent également afficher une douceur excessive.
Vigilance sur le degré d’alcool
À noter, certains rosés approchent les 14 degrés d'alcool, comparable à des vins rouges corsés. Selon Alexandra Retion, diététicienne-nutritionniste à Paris, une forte teneur en alcool augmente les calories. Les rosés très alcoolisés, souvent produits dans des régions chaudes (comme l'Espagne ou certaines parties de l'Italie), peuvent étonnamment être perçus comme légers, et ainsi, être consommés en grande quantité. Il est donc conseillé de se méfier des vins tels que le Mateus Rosé et des rosés aromatisés, souvent riches en alcool et en sucres ajoutés.
Les additifs à surveiller
Les vins rosés les plus préoccupants sont ceux contenant une multitude d'additifs, alertent des professionnels de la santé. Des méthodes douteuses d'assemblage, mélangeant vin blanc et vin rouge, ainsi que l'ajout de conservateurs tels que les sulfites (E220, E224) et les correcteurs d'acidité (comme l'acide citrique E330), sont monnaie courante. Certaines marques ajoutent même des colorants ou du charbon œnologique, altérant ainsi la couleur naturelle du rosé. Prudence est de mise avec les rosés au teint bonbon, témoignant souvent de la présence d'additifs indésirables.
Les rosés aromatisés, comme ceux aux arômes de pamplemousse ou de framboise, contiennent un mélange d'additifs, incluant arômes, colorants et conservateurs (comme le sorbate de potassium, E202). Les étiquettes mentionnant "fruité" ou "gourmand" peuvent être des indices de l'ajout d'arômes.
Pour une consommation modérée et bénéfique, il est préférable de choisir un vin rosé de qualité. Les options bio, comme le Mas de Gourgonnier ou le Domaine Tariquet, souvent élaborées avec des méthodes plus naturelles et avec moins d'additifs, sont à privilégier.
Enfin, les consommateurs sont encouragés à bien s’hydrater avant de déguster leur verre de rosé. Alterner entre vin et eau peut également enrichir l'expérience tout en réduisant les quantités consommées. Pour une alternative festive et sans alcool, un mélange d'eau pétillante et de sirop de pamplemousse peut s'avérer délicieux sans trop de sucre.







