Alors que certains en font un aliment de base dans leur cuisine, d'autres ne peuvent se résoudre à l'endurer. La coriandre, herbe aromatique prisée dans de nombreuses cuisines du monde, est souvent considérée comme l'un des ingrédients les plus controversés.
Un goût qui dérange
Pour les détracteurs, la coriandre évoque des saveurs désagréables, souvent comparées à celles du savon ou du vomi. Ce rejet est plus courant qu'on ne le pense; une étude de 2012 a révélé que jusqu'à 21 % des Asiatiques, 17 % des Européens et 14 % des Africains n'en sont pas friands. En revanche, les populations sud-asiatiques, hispanophones et du Moyen-Orient semblent mieux l'accepter.
La science derrière l'aversion
Quelles sont les raisons de cette aversion ? Des recherches indiquent que la clé réside dans notre ADN. Un gène spécifique, le OR6A2, joue un rôle crucial dans notre perception des aldéhydes présents dans la coriandre. Ces composés organiques sont responsables de l'arôme particulier de l'herbe, provoquant des réactions variées selon les individus. Une étude menée sur des jumeaux a également démontré que le goût pour la coriandre est souvent partagé entre personnes génétiquement similaires.
Comment atténuer le goût de la coriandre
Pour ceux qui souhaitent malgré tout intégrer la coriandre dans leur cuisine, plusieurs astuces existent. Par exemple, en l'associant à d'autres ingrédients tels que dans le plat portugais carne de porco à Alentejana, les saveurs rocheuses de la coriandre peuvent se faire plus discrètes. Une alternative fréquente est de la remplacer par du persil plat, offrant ainsi une option plus douce.
N'oubliez pas que la perception des goûts peut s'affiner au fil des expériences. Présenter la coriandre à plusieurs reprises peut changer l'avis de ceux qui, au départ, la détestaient.







