Éric Fréchon, chef renommé de l’Épicure au Bristol et du Lanesborough à Londres, incarne la quête de perfection gastronomique.
Quel est, selon vous, un trait fondamental de votre personnalité ?
Éric Fréchon. - Rigoureux et généreux. Ces qualités m'accompagnent au quotidien.
Le trait que vous désapprouvez le plus ?
La méchanceté gratuite, c'est décevant.
Votre échappatoire au stress ?
Rouler sur Paris, guidon en main sur mon scooter, cela me ressource.
Votre geste écolo ?
Valoriser les artisans locaux et leurs produits pour une gastronomie durable.
Votre devise personnelle ?
Ne jamais faire moins bien que la veille.
Un parcours dévoué à la cuisine
Quand avez-vous décidé de devenir chef ?
À 21 ans, commis à l'hôtel Bristol, j'ai découvert l'esprit d'excellence et le luxe qui m'ont inspiré à rêver grand.
Comment naissent vos nouvelles recettes à l'Épicure ?
Le processus est graduel, fruit de tests minutieux visant à atteindre l'accord parfait.
Connaître l’univers culinaire britannique
Une surprise aux fourneaux du Lanesborough ?
J'ai été impressionné par l'ouverture d'esprit des Britanniques envers les épices, ce qui m'a conduit à créer des plats audacieux, comme un panais rôti avec du poivre et de l'anis étoilé.
Un adjectif pour vous décrire ?
Heureux.
Des inspirations variées
En cas d'isolement sur une île déserte, qui ou quoi emporteriez-vous ?
Ma femme, Clarisse, et notre fils de 16 mois, Franklin.
Vos essentiels vestimentaires ?
Une écharpe, une belle chemise et des chaussures élégantes.
Une lecture incontournable ?
Le Guide culinaire d'Auguste Escoffier, ma référence.
Une mélodie qui vous accompagne ?
Les Copains d'abord, de Georges Brassens.
Une rencontre marquante ?
Christian Constant, qui a façonné ma vision de la cuisine pendant nos sept années ensemble à l'Hôtel de Crillon.
Un héros de votre enfance ?
Paul Bocuse, une véritable inspiration.
Votre définition du luxe ?
Passer du temps précieux avec mon fils.
En trois mots, que signifie être chef ?
Étoiles, joie de vivre, plaisir.
Une mode qui vous irrite ?
La mode, trop souvent éphémère.
Une ville qui vous reflète ?
Londres, pour son cosmopolitisme.
Votre madeleine de Proust ?
Le parfum des pommes cuites, un écho des tartes inoubliables de ma mère.







