Des chercheurs avancent que pratiquer régulièrement une activité physique pourrait influencer notre désir de consommer des aliments gras. Certains s'adonnent au sport pour le plaisir, d'autres pour brûler des calories et, éventuellement, perdre du poids. Toutefois, au-delà de la dépense énergétique, le sport régulier pourrait avoir des effets sur notre cerveau, lui permettant de mieux gérer nos fringales. C'est ce que suggère une étude publiée dans la revue Obesity.
Pour établir cette hypothèse, les scientifiques de l'université de Washington ont mené une expérience sur 28 rats. Bien que les résultats ne soient pas automatiquement transposables à l'humain, ils montrent l'impact potentiellement significatif de l'exercice sur l'organisme. Les chercheurs ont d'abord appris aux rongeurs à "commander" des repas gras (un comprimé, en l occurrence) en appuyant sur un levier qui déclenchait un son et une lumière. Ce mécanisme rappelle le fonctionnement des applications de livraison de nourriture.
Les rats sportifs ont moins envie de gras
Après avoir privé les rats de cette récompense, ils ont été répartis en deux groupes : l'un a été soumis à un programme sportif, tandis que l'autre n'avait pas d'activités particulières pendant 30 jours. Tous les rats ont ensuite été placés devant le levier pour évaluer l'évolution de leur désir de nourriture grasse après cette période de restriction.
Les résultats ont été révélateurs : les rats ayant pratiqué régulièrement du sport étaient moins enclins à solliciter le levier pour obtenir leur gâterie grasse. En revanche, ceux qui n'ont pas fait d'exercice ont rapidement repris leurs anciennes habitudes. Ce constat suggère que l'exercice physique pourrait avoir un effet protecteur sur nos comportements alimentaires et contribuer à réduire ce que les chercheurs appellent "l'incubation de l'envie" de manger gras.
Source : Acute high-intensity interval exercise attenuates incubation of craving for foods high in fat, Obesity, 6 avril 2022.







