Aux États-Unis, les premiers effets bénéfiques de la taxe sur les sodas se manifestent progressivement. En effet, cette mesure a significativement influencé la consommation de boissons sucrées.
Une étude menée par l'Université de Berkeley en Californie, publiée dans la revue Plos One, révèle que l'instauration de cette taxe en 2014 porte ses fruits. Berkeley fut la pionnière dans ce domaine, visant à réduire la consommation de boissons sucrées afin de lutter contre l'obésité et le diabète de type 2.
Des résultats encourageants après un an
Les chercheurs ont observé qu'un an après la mise en place de la taxe, les ventes de boissons sucrées avaient chuté de 10 %. Parallèlement, la consommation d'eau minérale a enregistré une hausse d'environ 16 %. On note également une augmentation des ventes de thé non sucré, de lait et de jus de fruits, montrant ainsi un changement dans les préférences des consommateurs.
Vers une extension de la taxe aux zones à faibles revenus
"Nous avons été étonnés par les résultats, car Berkeley n'est pas la ville la plus défavorisée des États-Unis. Nous ne pensions pas qu'une taxe supplémentaire aurait un tel effet dissuasif", déclare le Dr Barry Popkin, principal auteur de l'étude. Il estime que l'impact serait encore plus prononcé dans les villes à faibles revenus. En effet, au Mexique, qui a introduit une taxe similaire en 2014, la consommation de boissons sucrées a chuté de 17 % presque immédiatement.
Cependant, il est encore prématuré d'affirmer que ces taxes ont conduit à une amélioration tangible de la santé publique. Selon les chercheurs, il faudra attendre quelques années pour évaluer les effets sur l'obésité et le diabète au sein de la population.







