Après l’ouverture de son restaurant à Shanghai et son festival à Cannes, le chef aux trois étoiles se livre à coeur ouvert.
Madame Figaro. - Avec plus de 50 ans d’expérience, comment résumeriez-vous votre parcours ?
Pierre Gagnaire. - J'ai eu la chance d'exercer un métier qui m'apporte des joies. J'ai ouvert mon premier restaurant à 30 ans à Saint-Étienne, traversé des épreuves avant de connaître le succès à Paris et d'élargir mon horizon international à 54 ans. Ma vision de la gastronomie a toujours évolué.
Une cuisine émotionnelle
Quelle est cette vision ?
Pour moi, la cuisine doit procurer de l'émotion, être capable de créer des souvenirs qui touchent et transportent.
Vacances et moments de paix
Et pour vous, que représentent les vacances ?
Amitié et convivialité. Je possède une maison à Belle-Île où je partage de précieux moments avec une bande d'amis qui grandit chaque année grâce à ma famille.
Comment déconnectez-vous ?
Je pratique le sport ou je m'évade dans un endroit serein où je peux profiter de ma famille, loin des e-mails et des obligations.
Quel est le secret d'une bonne organisation des vacances ?
Il s'agit de bien gérer le temps et l'espace tout en respectant les besoins de chacun dans ma famille recomposée et en préservant des moments de calme pour soi.
Traits de personnalité et réflexions
Quel trait vous définit le mieux ?
Je dirais la générosité, pour compenser ce qui m'a manqué dans mon enfance. Pour moi, la vie est plus belle lorsque les relations sont sereines et libres.
Et ce qui vous dérange chez les autres ?
La mauvaise foi. La sincérité et la bienveillance sont essentielles pour maintenir de bonnes relations, surtout en vacances.
Un luxe que vous vous accordez ?
Délicatement, j'apprécie de déguster un bon vin chaque soir.
Et votre engagement écolo ?
Je fais attention à économiser l'eau.
Votre caractéristique estivale préférée et votre objet indispensable ?
Je préfère m'éloigner des chemises hawaïennes, même si j'ai une. Mes baskets pour courir sont essentielles.
Pour conclure, votre plus grand projet ?
Mon premier restaurant à Saint-Étienne, un investissement risqué qui m’a coûté cher mais qui m'a permis d'apprendre énormément.







