Qui dit politique dit gastronomie : découvrons les goûts des deux camps.
Distinguer les démocrates des républicains en matière de cuisine est un exercice délicat, mais fascinant.
En France, les différences culinaires entre les partis politiques se sont atténuées au fil des ans, mais la distinction est claire aux États-Unis. Marc Grossman, propriétaire de Bob's Juice Bar à Paris et auteur d'un ouvrage sur les recettes emblématiques new-yorkaises, ainsi que Jean-Sébastien Stehli, journaliste et blogueur, mettent en lumière les préférences gastronomiques des deux camps. Bien qu'il n'existe pas de corpus homogène, les singularités culturelles entre le Nord et le Sud, et d'autres contextes régionaux, influent sur leurs choix alimentaires.
Côté démocrate
Les démocrates semblent plus ouverts aux tendances culinaires innovantes. Ils apprécient les cuisines variées, des sushis aux tacos, en passant par la gastronomie française. L’intérêt pour le végétarisme et les produits locaux s’exprime aussi dans leur rapport à la cuisine. À New York, les choix alimentaires incluent des classiques comme les doughnuts de Clinton et les bagels au saumon fumé, tandis que les plats santé, tels que les smoothies verts inspirés par Michelle Obama, témoignent d’un engagement envers une alimentation équilibrée.
Côté républicain
Cependant, chez les républicains, les goûts varient considérablement. On retrouve un penchant pour la junk food et de solides repas copieux comme les power breakfasts, composés de salades de pommes de terre et de bacon. Des plats emblématiques tels que le meatloaf & gravy évoquent un héritage cinématographique, tout comme les silver dollar pancakes, prisés par des figures comme George W. Bush. Ce camp, souvent associé à des valeurs traditionnelles, célèbre des camaraderies culinaires autour de tables bien garnies.
Les pronostics au Harry's Bar
Chaque élection présidentielle, le célèbre Harry's Bar à Paris organise un vote figuratif parmi ses clients américains. Lors de la dernière élection, 165 voix ont été pour Obama contre 133 pour Romney. Notons qu'historiquement, ce bar a vu des résultats assez justes depuis sa création en 1924, forgeant une tradition qui lie gastronomie et politique.
À lire
Dans son ouvrage New York. Les Recettes cultes, Marc Grossman dévoile une mosaïque de recettes alliant influences culturelles variées, une véritable ode à la gastronomie new-yorkaise, disponible pour 25 euros.







