Pour obtenir un café riche en arômes et onctueux, les capsules de café sont en passe de devenir un incontournable. Avec l'essor des capsules compatibles, il est essentiel de connaître les critères pour bien les choisir.
Ces capsules renferment principalement du café, pesant entre 5 et 5,5 g. Selon Franck Delalande, directeur général de Lobodis, "la torréfaction et la mouture sont adaptées en fonction de l'origine du café et de son usage, que ce soit en capsules, dosettes, moulu ou grains. Pour les capsules, la torréfaction est accentuée et la mouture est plus fine, garantissant une meilleure extraction des arômes." Que vous optiez pour du 100 % arabica, un mélange avec du robusta, ou différents niveaux d'intensité, chaque marque propose une variété d'options.
Différences notables avec les dosettes
Les capsules sont conçues pour être utilisées dans des machines à haute pression, généralement entre 15 et 19 bars, permettant de déguster de véritables expressos onctueux. Cependant, ces capsules ont leurs inconvénients : leur prix est souvent élevé (environ 0,33 € par tasse) et leur impact environnemental soulève des questions. Bien que Nespresso propose des points de collecte pour ses capsules en aluminium, combien de ces capsules finissent réellement à la poubelle ?
En comparaison, les dosettes offrent un café similaire à du café filtre, à un prix souvent plus accessible et avec un aspect écologique plus favorable, sauf si elles sont individuellement emballées dans du plastique. Les puristes de l'expresso préfèrent cependant les capsules, car, comme l'explique Jean-Paul Gaillard, président d'Ethical Coffee Company, "l'éclatement de la membrane lors de l'infusion rappelle l'art du barista italien, favorisant ainsi une meilleure extraction des arômes."
Des inquiétudes sur la contamination chimique
Avec la popularité croissante des machines à capsules et aux dosettes, auxquelles près de 25 % des foyers seraient équipés, l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) a conduit une étude sur 10 marques représentatives. L'étude a évoqué la possibilité d'une contamination chimique du café en contact avec des capsules en aluminium ou en plastique.
Les résultats sont plutôt rassurants : les niveaux de contaminants potentiels (aluminium, cobalt, chrome, nickel...) sont faibles et semblables à ceux du café filtre. De plus, aucune trace de bisphénol A ou de phtalates n'a été détectée. Néanmoins, aucune conclusion définitive n'a pu être tirée concernant le furane, en raison de sa forte volatilité. Selon le Dr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste au CHRU de Montpellier, "le furane, qui pourrait être cancérigène, est produit lors de la torréfaction du café et a tendance à s'évaporer, mais dans les capsules, il est piégé."







