Une enquête récente menée par le Credoc, centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie, révèle une baisse significative de l'importance accordée au petit-déjeuner parmi les Français. Ce repas, considéré comme essentiel par de nombreux nutritionnistes, semble perdre de sa popularité, notamment en semaine.
Le petit-déjeuner en déclin
D'après les dernières données, une part croissante de la population française, en particulier les adolescents, s'abstient de prendre un petit-déjeuner au moins une fois par semaine. Si les jeunes sautent fréquemment ce repas, c'est surtout le mardi qui s'avère être la journée la moins appréciée. Quant aux adultes, ils choisissent souvent de négliger leur petit-déjeuner principalement entre jeudi et dimanche.
Un moment familier en mutation
Le petit-déjeuner ne se distingue plus comme un moment privilégié de partage familial, semblable à celui du dîner. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : jusqu'à 24 % des enfants, 60 % des adolescents, et 59 % des adultes prennent leur repas individuel plutôt qu'en famille. Ce phénomène est particulièrement marqué à Paris, caractérisé par des rythmes de vie accélérés.
Que consomment les Français au petit-déjeuner ?
Les petites déjeuners, souvent perçus comme plus caloriques, représentent désormais environ 20 % de l'apport énergétique total de la journée. Le menu type inclut des aliments classiques tels que pain, biscottes et produits laitiers, accompagnés ou non d'une boisson chaude. Cependant, les adolescents tendent à privilégier les sodas ou jus de fruits en lieu et place des boissons traditionnelles.
Le Credoc met en garde les parents dont les enfants sautent le petit-déjeuner, soulignant que cela pourrait impacter négativement leur concentration à l'école.







